Enseignement technique : plus de 22 000 candidats dont 70 % de filles affronteront les épreuves des examens de sortie

À quelques jours du lancement des épreuves d’examens de sortie 2025, le ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi a fait le point ce jeudi 5 juin à travers une conférence de presse animée par son secrétaire général, Julien Bongono.

Il a annoncé que les épreuves débuteront officiellement le mardi 10 juin 2025, précisant que : « Les examens de sortie session 2025 vont effectivement démarrer sur toute l’étendue du territoire le mardi 10 juin 2025. C’est un exercice récurrent, mais cela ne le rend pas banal. Cette conférence vise à informer l’opinion publique et partager les mesures prises pour garantir des examens crédibles, inclusifs, sécurisés et modernisés. »

Au total, 22 562 candidats, dont 70 % de filles, répartis dans 141 filières, composeront dans 81 centres à travers les 8 régions administratives du pays.

Le Secrétaire général a mis en avant plusieurs innovations destinées à renforcer la transparence et l’efficacité du processus. Il a notamment déclaré : « Autrefois, les cartes d’examen étaient produites manuellement, avec collage ou agrafage de photos, ce qui augmentait les risques de substitution. Aujourd’hui, ce processus est entièrement digitalisé, éliminant ainsi les erreurs humaines et les possibilités de fraude. »

La digitalisation s’étend aussi aux listes des candidats, grâce à la plateforme BACOP utilisée dès le début de l’année. « Cela nous permet d’amorcer la digitalisation complète de la production des listes de candidats », a-t-il ajouté.

Une nouvelle codification des procès-verbaux permettra également d’identifier plus facilement l’origine de chaque candidat.Julien Bongono a insisté sur le professionnalisme entourant l’organisation des épreuves, avec 2 454 surveillants, 1 165 correcteurs, près de 2 863 encadreurs, et plus de 600 agents de sécurité et de santé mobilisés. Il a aussi annoncé une mesure structurante : « Aucun examen ou concours public ne sera désormais organisé dans des écoles privées. C’est une responsabilité de l’État que de garantir la sécurité et la crédibilité des examens nationaux dans des centres publics. »

Il faut noter que ces examens concernent les apprenants des établissements publics et privés, issus de filières industrielles, tertiaires, agricoles, sanitaires, hôtelières, artistiques, sportives et sociales.

Alpha Bah

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