Ce lundi 14 septembre 2022, c’est le colonel Abdoulaye Chérif Diaby, ministre de la Santé et de l’hygiène publique pendant la junte de 2009 qui est à la barre du tribunal de première instance de Dixinn délocalisé à la Cour d’appel de Conakry. Après avoir donné sa version des faits sur les événements du 28 septembre 2009 qui ont eu lieu au stade du 28 septembre situé à Dixinn dans la commune du même nom, l’accusé a été confronté aux questions du président du tribunal.
En tant que ministre de la santé, combien de blessés avez-vous pendant et après les évènements du 28 septembre ?
J’ai vu beaucoup de blessés. Après ça, j’ai vu certains corps.
Combien de corps avez-vous compté ?
Je n’ai pas compté mais je les ai fait compter. Ils étaient au nombre de 57 corps.
Qu’avez-vous fait de ces 57 corps alors ?
Ce sont ces corps qui furent rendus à leurs familles à la mosquée Fayçal.
En tant que ministre de la Santé, avez-vous réalisé des autopsies sur ces corps pour savoir de quoi sont mortes ces personnes ?
Monsieur le président, généralement, c’est les familles des victimes qui demandent de faire une autopsie. Généralement, les médecins légistes le savent donc franchement je n’ai pas demandé d’autopsie.
Qui était chargé de gérer ces corps?
C’est le Pr Hassane Bah, médecin légiste, qui était chargé de la gestion de ces corps. On me rend compte du nombre de blessés, du nombre de morts mais les causes de la mort relève de la compétence des médecins légistes.
De quoi sont mortes ces personnes ?
Monsieur le président, je ne peux pas vous le dire parce que cela relève des médecins légistes.
Certains blessés ont été abandonnés par les hôpitaux. En tant que ministre de la santé est-ce que vous avez vu ces personnes ?
Je n’ai pas perdu beaucoup de temps à Donka, mais il y avait beaucoup de blessés quand-même, mais je ne peux pas savoir s’ils étaient accompagnés de leurs familles ou non.
Est-ce qu’il y a une archive qui confirme que ces corps ont été restitués aux familles des victimes ?
Le gouvernement avait constitué un comité de restitution des corps qui était dirigé par le ministre des affaires religieuses à l’époque, Pr. Koutoubou Sanoh et les religieux.
Diop Ramatoulaye
666-75-16-10


