Le mardi, 08 novembre 2022, les débats dans le dossier M’Mah Sylla décédée le 24 décembre 2021 à Tunis (Tunisie) des suites de plusieurs interventions chirurgicales dans des cliniques privées de Conakry, ont repris devant le tribunal de première instance de Mafanco. Les débats au cours de cette audience se sont déroulés entre les avocats des différentes parties et deux des accusés. A savoir Daniel Lamah et Sébory Cissé. Au sortir de la salle d’audience, les avocats de la partie civile et la défense se sont prêtés aux questions des journalistes.
Maître Houleymatou Bah de la partie civile estime que la population guinéenne doit savoir réellement ce qui s’est passé dans cette affaire.

« On doit retenir de cette journée qu’il y a eu beaucoup d’auditions. Par exemple, il y a eu deux (2) médecins qui ont été écoutés. L’un a été largement écouté par toutes les parties et des questions ont été posées par rapport à ce dernier. Le second a été écouté également, la partie civile commençait juste à poser ses questions lorsque l’audience a été renvoyée pour le 22 du mois courant. Donc, nous retenons de cette journée d’audience également qu’il y a eu beaucoup d’informations qui ont filtré. D’autres accusés essayaient de cacher le camouflet mais certains parmi eux ont décidé de dire la vérité. Donc on va s’engager dans ce sens parce que dans ce procès il faut que la vérité jaillisse pour que toute la population guinéenne soit réellement mis au courant de ce qui s’est réellement passé dans le dossier M’Mah Sylla », a martelé maître Houleymatou Bah, avocate de la partie civile.
Pour sa part, le conseil de Sébory Cissé, l’un des accusés, est revenu sur ce qu’il a pu capter durant de l’audience du jour.

« Vous avez constaté lors de la narration des faits, le Docteur Sébory Cissé, il a montré à la face du monde qu’il est allé à la faculté du droit et de la médecine et qu’il a appris son métier de chirurgien. Donc, il a démontré à la face que n’eut été lui M’Mah Sylla ne serait pas en vie, n’eut été lui M’Mah Sylla ne serait pas connu de tout le monde et que c’est lui-même qui a découvert le cas d’avortement, c’est lui qui a aussi découvert le cas de viol. Donc, en tant que spécialiste, il a démontré devant le tribunal qu’il n’en est pour rien dans cette affaire. Présentement, je crois qu’à son égard le dossier est cousu de files blancs », a expliqué maître Chérif Amara, avocat de Sébory Cissé.
A rappeler que ces médecins sont poursuivis pour des faits de viol, avortement, risque causé à autrui et administration de substance nuisible. Faits prévus et punis par les articles 260, 262, 263, 293 et 266 du code pénal.
Mamadou Macka Diallo
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