Même dans le secteur de la presse, le pouvoir du CNRD ne fait pas que des heureux. Ce lundi, 05 septembre 2022, alors que la junte dirigée par le Colonel Mamadi Doumbouya célèbre le premier anniversaire de son accession au pouvoir, des victimes vivent cette date dans la douleur. C’est le cas du groupe de presse Djoma médias. C’est au bord des larmes que beaucoup de téléspectateurs sensibles à l’injustice ont suivi l’intervention dimanche soir du directeur général de ce groupe de presse, parlant de ce que son entreprise est encore en train de subir de la part, selon lui, des nouvelles autorités.
« Depuis le 05 septembre, l’avènement du CNRD, l’entreprise Djoma n’a pas accès à ses comptes. Demain, le 05 septembre, quand le CNRD va fêter son avènement au pouvoir, nous fêterons, nous, la tentative de nous détruire. Là où je suis en train de vous parler, tous les comptes de Djoma sont encore gelés. Nous avons fonctionné sans nos ressources », a déclaré Kalil Oularé, directeur général du groupe de presse Djoma.
Le premier dirigeant de Djoma médias dit être persuadé qu’en faisant son coup d’Etat en 2021, le colonel Mamadi Doumbouya « aimait profondément la Guinée» «Je voudrais juste lui dire qu’il n’en a pas le monopole. Que nous aimons aussi ce pays et qu’il doit nous laisser travailler, il doit nous laisser nous épanouir, il doit nous laisser faire ce que nous avons à faire », assène Kalil Oularé.
«Ce média s’est donné des ressources humaines, un potentiel extraordinaire en termes d’imagination, en termes d’idées. Nous avons voulu faire quelque chose de différent, donner au peuple de Guinée ce qu’il méritait en termes de contenu, en termes de visibilité, en termes de média tout simplement.
Le colonel Mamadi Doumbouya, le 05 septembre quand il faisait ce qu’il a fait, il nous a dit qu’il l’a fait pour la Guinée, pour la justice qui est d’ailleurs la boussole. Je voudrais lui dire que dans cette justice-là, il y a des gens qui sont traités injustement. Nous faisons partie de ces gens-là. Mais puisqu’il aime ce pays, comme nous ou peut-être que nous l’aimons un peu plus que lui, nous continuerons à exister, à faire notre travail. Nous sommes des Guinéens, nous des africains, on va lâcher, on va faire notre boulot ».
Thierno Amadou M’Bonet Camara (Rescapé N°4)
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