Manifs du FNDC: depuis l’étranger, Idriss Chérif appelle à privilégier la voie de la paix

À quelques heures du démarrage du premier round d’une série de manifestations projetées par le Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), et au moment où Cellou Dalein (UFDG), Sidya Touré (UFR) demandent à leurs militants de répondre à cet appel, les appels à la paix et au dialogue se multiplient. Et c’est Idriss Chérif, président de l’Union pour le Changement de Guinée qui prend la parole depuis la Côte d’Ivoire. L’ancien ministre reconnaît le droit de manifester mais appelle les Guinéens à se mettre autour de la table pour tenter de trouver des solutions aux problèmes du pays.

« La marche est un droit. Ça fait partie des voies de la démocratie. Ça je ne conteste pas mais je dis que nous sommes dans une situation alarmante, spéciale. Donc la paix doit être le préalable de toute action, de toute décision que nous devons prendre. Pour aller à la paix et à la discussion, il faut qu’on ait le courage de s’inviter autour de la table de discussion. Je pense que c’est dans cet optique que nous sommes capables de relever certains défis face à certaines situations », a t-il préconisé.

Parmi les revendications du FNDC, figure la fixation d’une durée raisonnable de la transition en cours en Guinée. Pour Idriss Chérif, cette question et tant d’autres peuvent être réglées autour de la table, dans un dialogue franc et sincère.

« Aucune date de démarrage n’a été donnée et le chronogramme qui a été établi n’est pas encore accepté. Donc pour le moment, on ne doit pas parler de choix accepté. Il faut chercher à savoir si les onze mois déjà passés seront comptés. Tout ça se détermine autour de la table dans un dialogue mettant le CNRD en face des forces vives de la nation. Pour nous, l’essentiel c’est de faire en sorte qu’on puisse sortir dans cette transition et entrer dans un état normal et que l’armée retourne dans les casernes et les politiciens prennent les affaires en main et continuer à gérer le pays pour que notre pays soit un pays fréquentable pour tout le monde. 
 
Je pense qu’on doit être fort moralement et se dire que nous avons une mère commune qui est la République de Guinée et que nous avons besoin de paix dans ce pays, de s’asseoir ensemble et de discuter. Nous avons besoin de se dire la vérité. On doit montrer notre maturité politique aux yeux du monde », a déclaré Idriss Chérif, président de l’UCG.
Diop Ramatoulaye
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