Cadre de dialogue: Abdoul Sacko accorde le bénéfice du doute au Premier ministre

Les revendications d’une frange importante des forces vives de la nation semblent être prises en compte par les autorités de la transition au regard du dernier discours du Premier ministre qui compte s’impliquer pour un dialogue sans tabous. Du côté des activistes de la société civile, certain accorde le bénéfice du doute à cette action du Chef du gouvernement guinéen, même s’il y a des réserves.

 
Invité de nos confrères de Fim FM ce samedi, 25 juin 2022, Abdoul Sacko, président du conseil régional des organisations de la société civile (CROSC), par ailleurs membre des forces vives de la nation reconstituées, a donné son point de vue.
 
 
« Après le discours du Premier ministre au niveau de la dynamique de reconstitution des forces vives, on a fait une déclaration considérant cela comme un premier pas mais avec des réserves, bien entendu. Compte tenu aujourd’hui du niveau de dégradation de la confiance entre les autorités de la transition et les acteurs socio-politiques du pays, il y a des choses à faire. On se pose également la question aussi est-ce que le Premier ministre quelque soit sa volonté est fondé de pouvoir aujourd’hui à ce que ce qu’il va nous donner soit de toute évidence accepté du côté du CNRD. Parce qu’il faut noter que les acteurs politiques et sociaux du pays ont été très indulgents, tolérants et voir même soumis à beaucoup de choses eut égard à leur volonté d’accompagner la réussite de la transition. Vous voyez aujourd’hui on parle du CNRD en tout état de cause et les forces vives de la nation.  Mais quand vous prenez le CNRD, c’est un organe de la transition, le gouvernement est un organe de la transition cela veut qu’en principe le gouvernement ne remplace de facto le CNRD. On craint qu’il n’ait pas les mains libres. (…) Je pense que le travail là n’est pas assez difficile aujourd’hui pour la simple raison que vous voyez la simple question du chronogramme, il y une entité qui s’est déjà accommodée aux 36 mois. La question aujourd’hui c’est de voir ceux qui récriminent ces 36 mois aussi bien dans la forme et dans le fond. Il s’agit aujourd’hui d’écouter ces entités pour savoir quels sont les argumentaires qu’ils ont, débattre avec eux et trouver quelque chose de consensuel… Mais de l’autre côté également à la suite de cela, les autres aspects liés à la transition maintenant qu’en soit les questions de droit, les questions de la gestion de la transition en tout cas de façon globale peuvent être aussi débattues en deuxième temps avec les autres entités. Mais de toute évidence une fois encore la question qu’il faille se poser est-ce que le Premier ministre serait effectivement fondé de droit? Et pour cela, nous voulons un acte fort au jour d’aujourd’hui de la part du colonel qui instruit effectivement qu’en soit un décret ou n’importent quel acte pour dire le premier ministre est habilité au nom du CNRD à diriger le dialogue. Si c’est fait, ça va rassurer davantage les acteurs », a martelé Abdoul Sacko, président du CROSC avant d’ajouter qu’ils accordent le bénéfice de doute à Mohamed Béavogui.
 
Il faut toutefois rappeler que le cadre de dialogue pourrait débuter le lundi prochain.
 
Mamadou Macka Diallo 
666 660 366

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