Le gouvernement guinéen fait face à beaucoup de mouvement de revendications, notamment sur le plan éducatif. Après la mise à exécution des menaces de grève des étudiants guinéens au Maroc et en Tunisie ce mercredi, 11 mai 2022, pour dénoncer le non paiement de leurs bourses d’entretien depuis 8 mois, c’est au tour de ceux des universités publiques de Guinée de brandir des menaces.
Ce mercredi notre rédaction est entrée en contact avec le chargé de communication du bureau national des étudiants. Ce dernier nous a fait comprendre qu’ils n’ont pas été payés depuis le début de l’année, soit 4 mois maintenant. Mathos Sonomou qui est revenu sur la situation dans laquelle ils vivent, donne jusqu’au 15 de ce mois au gouvernement pour agir, faute de quoi, ils prendront des « dispositions ».
« Ça fait déjà quatre (4) mois que les étudiants ne sont pas payés, imaginez depuis février. Il faut savoir qu’il y a beaucoup d’étudiants qui sont à Conakry et puis dans les autres régions qui vivent de ça. Les parents ne peuvent pas les envoyer de l’argent chaque fois. Certains payent leurs loyers dans çà. À Conakry ici même c’est mieux mais à l’intérieur du pays, quand vous partez dans certaines zones les étudiants vivent dans une précarité. Donc les parents se débrouillent pour les envoyer un peu d’argent mais ils ne peuvent pas les envoyer à chaque fois. Donc ils comptent sur ces pécules-là pour pouvoir boucher certains trous. Je vois que l’éducation n’est pas une priorité pour le gouvernement guinéen et pourtant on dit chaque fois que l’avenir c’est la jeunesse (…) Mais si vous ne prenez pas soin de cette jeunesse-là comment le pays peut aller de l’avant ? Il faut que l’État revoie cette situation. Nous de notre côté, quand même, du collectif, nous attendons jusqu’au 15 de ce moi. D’ici le 15 si rien n’est fait nous allons prendre des dispositions vis à vis de cela. Et aujourd’hui nous recevons des appels des étudiants partout. « Quand est-ce nous allons être payé? » Certains mêmes veulent commencer à se révolter mais nous nous essayons d’apaiser parce que nous ne sommes pas là pour la violence. Nous essayons d’apaiser les consciences pour attendre et voir comment l’État va faire. Quand même d’ici le 15 si ça ne bouge pas nous allons prendre une décision », a laissé entendre Mathos Sonomou, chargé de communication du bureau national des étudiants.
Au niveau des autorités universitaires, nous avons pu joindre le secrétaire général de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia. Sory Condé, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a confirmé effectivement que les étudiants n’ont pas reçu leurs pécules depuis 4 mois. Toutefois, il a rassuré que des dispositions sont déjà prises pour qu’ils puissent rentrer en possession de leur dû très prochainement.
« Oui! Oui! Mais le problème est sur le point d’être réglé par le gouvernement. Je crois que dans une semaine ça va être réglé. Ils n’en ont même pas besoin, le gouvernement vraiment s’est acquitté on est en train de prendre des dispositions. C’est-à-dire qu’on a reçu des ordres on est en train de pendre des dispositions à l’interne avec les comptables pour aller vers la banque centrale », nous a confié Sory Condé, secrétaire général de l’UGLC de Sonfonia.
À signaler que les étudiants de la licence 1 sont payés à 95 000 GNF, la licence 2 à 100000 gnf et ceux de la licence 3 à 315000 gnf.
Mamadou Macka Diallo
628 530 830


