L’audience a repris ce matin dans l’affaire du 28 septembre 2009 au tribunal de première instance de Dixinn délocalisé à la Cour d’appel de Conakry.
Dès l’ouverture du procès, l’un des substituts du procureur près le tribunal a pris la parole. Elhadj Sidiki Camara, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a attiré l’attention du tribunal sur une menace subie par un membre du parquet, après l’interrogatoire du Colonel Claude Pivi, hier mardi 22 novembre 2022.
« Monsieur le président, hier, après l’audience, au moment où nous nous apprêtions à quitter cette salle, un des membres du parquet a été victime de menace. Cette menace nous la prenons très au sérieux parce que le procès suivi à travers le monde entier. Le ministère public est le représentant de la société. Sous réserve de porter plainte conformément à l’article 282 du code pénal, nous disons à ceux qui nous menacent que nous ne cèderons à aucune menace venant de quiconque. Et prochainement, nous allons faire engager des poursuites judiciaires et nous allons continuer notre travail », a laissé entendre le substitut du procureur.
Répondant au procureur, le juge Ibrahima Sory 2 Tounkara a déclaré que les parties au procès (tribunal, parquet, partie civile, avocat de la défense) sont tous en train de faire leur travail pour concourir à la manifestation de la vérité. Il a tenu à préciser que ce procès ne vise personne.
« Le tribunal va s’associer pour dire que toutes les parties à ce procès ne font que leur travail. Le tribunal est saisi d’un fait et ce fait c’est les événements du 28 septembre 2009 qui se sont déroulés au stade du 28 septembre en 2009. Et le tribunal est en train de tout faire pour que le monde sache ce qui s’est passé ce jour. Cette action n’est dirigée contre personne. Le tribunal fera son travail pour contribuer à la manifestation de la vérité et réprimer ceux qui doivent être réprimés », a déclaré Ibrahima Sory 2 Tounkara, président du tribunal.
Dans le même ordre d’idée, maître Hamidou Barry, un des avocat de la partie civile a fait savoir qu’un des leurs a aussi été victime de menaces la semaine passée et une plainte a déjà été déposée dans un commissariat de la place.
Diop Ramatoulaye
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