Un avocat de Marcel sur les propos de Cécé Raphaël à la barre: «Ça ne fait ni chaud ni froid»

Cécé Raphaël Haba, un des douze accusés dans le dossier du 28 septembre 2009 est depuis hier à la barre du tribunal de première de Dixinn délocalisé à la Cour d’appel de Conakry.

Dans sa déposition, Haba a confirmé les déclarations de Toumba Diakité selon lesquelles une réunion a eu lieu entre Toumba, Marcel et lui à la maison centrale de Conakry. Réunion au cours de laquelle, Toumba Diakité aurait demandé à Marcel de dire la vérité à la barre sur ce qu’il a fait le 28 septembre 2009 au stade du 28 septembre.

Selon lui, Marcel aurait déclaré qu’il ne dira pas la vérité même si c’est un charre de combat qu’on mettait devant lui.

Des propos qui ont irrité maître Salifou Béavogui, un des avocats de Marcel Guilavogui.

«Sa sortie ne fait ni chaud, ni froid au commandant Marcel. Pour nous, monsieur Cécé Raphael Haba est passé à côté. Au lieu de venir se défendre, dans sa narration des faits, il s’est mis à défendre plutôt le commandant Toumba. La déposition qu’il a tenue ici est diamétralement opposée à celle qui se trouve dans son PV. Il n’a jamais parlé d’un entretien tripartite dans son PV et c’est un dossier qui a été instruit. C’est ici qu’il a fait cette révélation. Je ne prédis pas, je n’anticipe pas, j’attends que mon client soit à la barre. Marcel s’il y a une confrontation, il dira sa part de vérité. C’est le premier qui a affirmé qu’il a vu Marcel au niveau du pont de Madina. Le second affirme que suite à une rencontre Toumba l’aurait exhorté à dire la vérité et qu’il l’aurait reconnu en disant oui mais après qu’il ne pouvait rien reconnaître devant la cour même si on lui faisait bougier par un charre de combat. Ces informations seront vérifiées au moment venu. Une chose reste claire, Marcel est resté serein. C’est un accusé honnête et sincère qui n’a jamais varié dans ses déclarations depuis l’enquête préliminaire jusqu’à l’instruction à la barre. Sous la menace de mort, sous la menace de torture, il n’a jamais varié. Ce qu’il n’a pas dit sous la torture ce n’est pas à l’audience publique ici qu’il viendra dire le contraire», a laissé entendre maître Salifou Béavogui, un des avocats de Marcel Guilavogui.

Contrairement à Toumba et Cécé Raphaël Haba, Marcel Guilavogui, à la barre, a opté pour la dénégation.

Vivement les confrontations afin que l’opinion puisse savoir qui a fait quoi.

Diop Ramatoulaye

666-75-16-10

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