Ce lundi, 18 octobre 2022, s’ouvre un procès pas comme les autres au Tribunal de première instance de Kaloum. Me Raffi Raja, un avocat, est poursuivi par un autre avocat de la place pour des faits graves qui pourraient lui couter la radiation, une sanction qui l’éloignerait de la profession d’avocat.
Accusé de faux, usage de faux et complicité, faits qui seraient prévus et punis par le code pénal notamment à ses articles 585, 587 et 592, Me Raffi Rajja est en réalité visé par deux procédures : une devant le tribunal correctionnel et une autre devant le barreau.
Intervenant dans une procédure judiciaire en tant qu’avocat d’une dame face à l’époux de cette dernière, qui se trouve être un avocat, Me Raffi Raja aurait brandi une décision de justice pour défendre sa cliente. Ladite décision, après vérification se serait avérée fausse. Il sera trimballé pour cela devant le conseil de l’ordre des avocats où il aurait bénéficié d’une couverture. Son confrère qui ne compte pas laisser passer ce qu’il estime être une forfaiture, a saisi le tribunal correctionnel.
Selon les explications d’un homme de droits, si les faits reprochés à l’avocat sont fondés, à savoir la présentation d’un faux document dans une procédure pour tromper la vigilance du juge et gagner frauduleusement un procès, il pourrait dire aurevoir à la profession. Mais il faudra bien que cela soit prouvé. L’audience correctionnelle prévue à cet effet ce lundi, pourrait être une école pour la pratique du métier d’avocat en Guinée.
A l’occasion du procès de ce lundi, nous pourrons avoir la version des faits de Me Raffi Raja sur cette affaire qui, en elle seule, résumerait les petits arrangements, les combines et bien d’autres pratiques malsaines qui pollueraient le milieu des avocats en Guinée, décrit comme une jungle où les plus forts dévorent les plus faibles.
Nous y reviendrons avec plus de détails !
Thierno Amadou M’Bonet Camara (Rescapé N°4)
622 10 43 78


