Les trois ministres du système éducatif guinéen à savoir Dr Diaka Sidibé, Guillaume Hawing et Alpha Bacar Barry, ont défilé ce mercredi devant les membres du Conseil national de transition (CNT) pour répondre à un certain nombre de préoccupations. Puisque la rencontre portait sur des échanges à propos du secteur de l’éducation, les conditions d’accès à l’ISSEG (institut des sciences de l’éducation) et la problématique de l’efficacité du système LMD n’ont pas été occultées.
«L’accès se faisait avant par voie de concours il y a deux décennies. En 2000, le besoin des formateurs était pressant, c’est ainsi que le bassin de recrutement a été ouvert à tous les bacheliers sans concours. Aujourd’hui nous avons engagé la réforme du forum de l’enseignement supérieur pour que de nouveaux mécanismes soient mis en place en ce qui concerne l’ISSEG afin que l’enseignement comme tout métier, soit d’abord une vocation », a expliqué la ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche Scientifique et de l’Innovation.
Diaka Sidibé a également abordé la problématique de recrutement des enseignants dans les universités. « Aujourd’hui, à travers l’Agence nationale d’assurance qualité (ANAQ), le département a un droit de regard sur tout le processus de recrutement. À l’enseignement supérieur, depuis 2017, le recrutement est assujetti à l’obtention et à la détention d’un diplôme de doctorat conformément aux règlements des études en République de Guinée », mentionné la ministre.
En Guinée depuis l’introduction du système LMD, les étudiants n’ont que désormais deux jours dans les universités. Chose qui n’explique pas le faible niveau, précise Dr Diaka Sidibé. «Le nombre de jours consacrés à l’enseignement au supérieur n’est pas un indicateur de performance dans les universités. Tout est lié au nombre d’heures que l’étudiant doit passer en classe et le reste de temps qu’il doit consacrer au travail personnel. Dans le système LMD, un semestre correspond à 150 heures dont 45 heures en classe avec l’enseignant et 105 heures consacrées aux recherches. Pour corriger ce problème, mon département aujourd’hui met l’accès sur le numérique à travers un environnement de travail à l’heure du digital », a-t-elle mentionné devant les conseillers et ses deux collègues en charge du secteur de l’éducation.
La ministre a enfin rassuré que les efforts sont en cours pour la relance du système des dortoirs dans les institutions d’enseignement supérieur du pays.
MLamine


