En fin de la semaine dernière, le Président de la transition, le Colonel Mamadi Doumbouya a nommé par décret Docteur Bernard Gomou, actuel ministre du commerce, de l’industrie et des PME, Premier ministre par intérim pour suppléer Mohamed Béavogui en déplacement. Jusqu’à ce lundi, l’acte du chef de l’Etat guinéen fait l’objet de plusieurs interprétations. Surtout que ce n’est pas le première fois que le Premier ministre de la transition sort du pays. Invité de Fim FM, Ousmane Gaoual Diallo, ministre porte-parole du Gouvernement, a indiqué pour quelle raison le président de la transition a pris ce décret.
« Vous savez que les ministres aussi sont des êtres humains qui prennent des vacances. Quand ça arrive ou qu’ils se déplacent pour des convenances personnelles, et lorsque cela survient et qu’il y a un calendrier d’activité important, les postes ne peuvent pas être vacants. Bien sûr, j’ai vu et entendu certains dire que oui mais le secrétaire général du ministère ou le directeur du cabinet quand c’est la primature, peuvent suppléer en cas d’absence des ministres. Ce qui est vrai. Il est suppléé simplement pour les tâches administratives. C’est-à-dire demain on va tenir un conseil interministériel, les secrétaires généraux ne peuvent pas siéger. Et c’est ce qui fait que lorsqu’un ministre est absent sa place est assumé automatiquement par un de ses collègues. En ce qui me concerne, je vais suppléer en cas d’absence du ministre des transports et puis le ministre de la défense va être suppléé par le ministre de la sécurité, la ministre de la communication remplace la ministre des télécommunications. Et puis il y a un calendrier comme ça qui est fait dans les normes qui permet à deux ministres qui se suppléent de ne pas être absents en même temps pour permettre la continuité de l’action gouvernementale.
Lorsqu’il s’agit du Premier ministre, malheureusement et heureusement pour nous ça ne peut pas se faire comme ça se fait par une note verbale. C’est-à-dire que le Premier ministre ne peut pas lui-même désigner par une note, son suppléant. C’est une prérogative du Président de la République. Voilà ce qui explique le cadre du décret. Et c’est tout à fait normal. C’est comme ça ça se fait et il n’y a pas matière à spéculer ou à s’interroger. Je pense que c’est nécessaire que les uns et les autres comprennent », a expliqué le porte-parole du gouvernement par ailleurs ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.
Mamadou Macka Diallo
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