Les derniers débats dans le procès des Gnéloy poursuivis pour « injures publiques et diffamation » ont été très houleux entre le parquet et les avocats de partie civile.
Les avocats des plaignants ont dénoncé avec vigueur les réquisition du procureur demandant la relaxe des prévenus pour manque de preuves. En réponse le représentant du ministère public a reproché à la partie civile de n’avoir pas été en mesure de fournir les preuves tangibles en lien avec les chefs d’accusation sur la base desquels Fatou Gnéloy et Ousmane Gnéloy sont poursuivis.
Au terme de cette phase des plaidoiries et des réquisitions, le juge a suspendu a renvoyé l’affaire au 28 février 2022 pour décision être rendue.
Au sortir de la salle d’audience, les avocats des deux parties se sont prêtés aux questions des journalistes.

« La réquisition du procureur, ça nous étonne mais ça nous fait comprendre que le parquet est instrumentalisé. Nous nous comptons sur l’indépendance du tribunal et du juge en charge de ce dossier dans sa sage délibération qu’il va rendre à l’absence de toutes les parties. Nous comptons entièrement sur la probité et nous sommes rassurés d’avance qu’avec toutes les preuves irréfutables que nous avons réunies et mises à la disposition du tribunal, le juge passera inéluctablement à la condamnation contre les deux personnes madame Fatoumata Gnéloy et Ousmane Gnéloy. Au cas où les prévenus ne seront pas condamnés, nous allons user des voies de recours mais pour le moment nous sommes très confiants que le juge ne passera pas par autres mesures que par la condamnation parce que les preuves sont palpables », a déclaré maître Alseny Aissata Diallo, un des avocats de la partie civile.

« On a écouté les propos mais il n’y avait rien d’injurieux à l’encontre des pères et mères d’Elhadj Mamadou Cellou Dalein Diallo. Donc, c’est à tord que des sœurs et frères ont porté plainte en lieu et place d’Elhadj Cellou. Ils (les avocats) voulaient mêmes de façon paniquée reproduire d’autres propos mais on s’est opposé puisque c’était déloyale…Ce sont des propos déplacés qu’on déplore mais quand on porte plainte parce qu’on a injurié des pères et mères d’Elhadj Cellou Dalein Diallo sans être en mesure d’apporter les preuves, c’est là où le procureur a opté pour la relaxe des accusés parce qu’il n’y a pas de preuves administrées pour leur imputabilité. C’est en cela », a soutenu maître Sidiki Bérété avocat de la défense.
Djely Mamadou KOUYATÉ
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