Diabaty Doré réprimande Fodé Bangoura suite à sa nomination par Alpha Condé: «son passé est mauvais… »

La réaction des politiques suite à la nomination de l’ancien ministre et président du parti de l’unité et du progrès (PUP), Fodé Bangoura, au poste de secrétaire permanant du cadre permanant de dialogue politique et social ne se fait pas attendre.

Joint au téléphone par notre rédaction, Diaby Doré, leader du parti Rassemblement Pour la République (RPR) et membre de l’alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD) semble ne pas accorder de l’importance à cette nomination. Pour cet opposant au régime d’Alpha Condé, cette nomination est ‘‘non-événement’’.

D’après Diabaty Doré, ce qui préoccupe tous les membres de l’ANAD, c’est comment obtenir la libération des cadres de l’opposition écroués à la maison d’arrêt de Conakry.

«Pour nous au sein de la l’ANAD notre préoccupation est ailleurs mais pas à la nomination de Fodé Bangoura. Pour nous cette nomination est un non évènement.

La seule chose qui nous préoccupe à l’heure-là, c’est comment récupérer notre victoire et faire tout possible pour que nos hommes qui sont en prison aujourd’hui puissent sortir. Des cardes de l’UFGD sont enfermés depuis un certain temps», a affirmé Diabaty Doré.

Pour cet opposant, ce qu’il faut retenir d’abord est que Fodé Bangoura a un ‘‘mauvais’’ passé. De ce fait, s’il était reçu, au sein de l’ANAD, ça serait en tant que président du PUP.

«D’abord la forme a été biaisée. Comment on peut prendre un décret pour nommer quelqu’un alors que c’est un dialogue. Est-ce qu’il y a eu le consensus au tour de Fodé Bangoura ? Je ne pense pas. Est-ce y a eu concertation préalable d’abord. Mieux que ça, le passé de Fodé Bangoura est mauvais.

Quand il va commencer les consultations, au sein de l’ANAD, nous on va le recevoir en tant que président du PUP mais pas en tant que le secrétaire permanent du dialogue social. Ce Dialogue ne nous concerne pas pour le moment», a-t-il précisé.

Diabaty Doré a aussi indiqué que « si on veut aller dans la paix et dans la quiétude sociale et on veut construire un Etat de droit, c’est de dire et de respecter la loi ».

Souleymane Bah

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